Oggy & The Phonics – « Folklore imaginaire »

Initiation au jazz et son imaginaire  # 2

Suisa/Production Free Art Kollektiv

Par Dom Imonk

Chronique parue le 01 juillet 2017 dans la Gazette Bleue N°23 • Juillet 2017

Après le très réussi « Atlas », paru il y a deux ans, qui donnait déjà une idée précise de leurs aspirations, on se demandait vers où le gros chat bleu (Oggy) allait bien pouvoir nous entraîner, avec ses Phonics. On rappelle les bases solides de ces cinq jeunes musiciens, tous passés par la Haute École de Musique de Lausanne, et ayant chacun vécu de multiples expériences, où des courants tels que le hip-hop, le prog, le funk, le blues et la fusion ont souvent été abordés, ce qui renforce leur musique, très actuelle, et revitalise son langage jazz, qui s’exprime avec plus de vigueur. Depuis « Atlas », on perçoit en effet une évolution de l’écriture, pièces plus amples et ambitieuses, chacune ayant son propre scénario, ses rebondissements émotifs, sa vie intérieure quoi. De fait, l’album ressemble à une galaxie rêveuse, formées de dix compositions/planètes, aux scintillements vifs et multicolores, dont le crédit revient à chacun, à parts presqu’égales. L’inventivité est dans chaque recoin, on a affaire à des pièces fortes et denses, rythmées par une dualité entre puissants grooves, électrisés par les riffs et chorus de la guitare et soutenus par une alliance basse/batterie bien punchy, et l’apaisement en des clairières calmes, où ce sont les chants d’oiseaux de la clarinette et le souffle brûlant du saxophone qui s’envolent et tempèrent l’humeur. Le jeu des musiciens se bonifie en substance, son, qualité des chorus, et les couleurs foisonnent. La raison, c’est que fort heureusement, l’équipe est toujours la même, et on ne se plaint pas de retrouver en excellente forme Clément Meunier (clarinette), Louis Billette (saxophones), Théo Duboule (guitare), Gaspard Colin (basse) et Marton Kiss (batterie). Le disque s’écoute en boucle, avec ses moments forts tels que « La rhétorique du panda », « Raggavulin » ou « L’alchimiste », et des instants plus doux comme, « Canyon » ou « Absolem », quant à « Folklore imaginaire », c’est la signature idéale de cet album réjouissant.

oggyandthephonics.com

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