Médéric Collignon Jus de Bocse – « MoOvies »

COUP DE CŒUR

Inspector Medo is back !

moovies

Just looking productions

Par Dom Imonk

Chronique parue le 01 mars 2016 dans la Gazette Bleue N°15 • Mars 2016

Nous brûlions tous d’impatience de voir sortir ce « MoOvies ». Certes Médo et ses hommes l’avaient déjà rodé avec succès sur quelques scènes, mais le disque ? Après le remarquable « A la recherche du Roi Frippé » (Just Looking Productions 2012), il fallait frapper très fort ! On n’oublie pas non plus « Porgy & Bess » (Minium/Discograph 2006) et Shangri-Tunkashi-La (Plus Loin Music 2010), qui avaient déjà bien miné le terrain. Un mot pour dire aussi que la carrière de notre cornettiste est émaillée de multiples expériences de très haut vol, ayant fait entre autres partie de l’ONJ de Claude Barthélémy, mais aussi du Napoli’s walls de Louis Sclavis et du monstrueux MegaOctet d’Andy Emler. Rappel pour préciser que le berceau de ce « MoOvies » est sacrément charpenté, et que son chassis sport n’a rien à envier à celui de la Ford Mustang GT fastback verte que conduisait Steve Mc Queen dans le film « Bullitt ». Clin d’œil à peine masqué à Lalo Schifrin qui en écrivit la musique et auquel « MoOvies » rend hommage, ainsi qu’à Quincy Jones et à David Shire, deux autres magiciens compositeurs de ces musiques des 60/70s. Paré d’une pochette/affiche genre « Dirty Médo » et en douze morceaux (plus un fantôme), notre « inspector» réécrit un génial résumé de ces bandes originales qui transportaient l’action de films où ça canardait dans tous les coins, les justiciers appliquant leur loi. Ainsi nous voici partis à dévaler à fond les rues sombres, pour une enquête qui débute par un « Snow creatures » monstrueux de pulse et se terminera par un somptueux « Up againts the wall », fantomisé d’un bien funky « Magnum force theme ». Au milieu de cette course folle et sans tout dévoiler, c’est du jus de jazz funk qui groove à 200 à l’heure, écoutez par exemple « Dirty Harry’s creed », « The taking of Pelham 1,2,3 », « Money Runner » et tombez raides. Pour se remettre de telles émotions, de calmes clairières sont là aussi : « Brubaker adagio’s and coda », « The way to San Mateo » et « End titles ». Médéric Collignon joue divinement et a encore fait évoluer ses effets et son vocal (« Money Montage » est un must !). Ses arrangements sont solaires, truffés de petits détails, et l’ensemble « Eutépé », présent sur cinq titres, participe à ce grandiose édifice. Le Jus de Bosce est à son zénith, une impressionnante machine dont les excellents Emmanuel Harang (basse), Yvan Robillard (Fender Rhodes) et Philippe Gleizes (batterie) sont les magnifiques piliers. Ayez toujours « MoOvies » près de vous, c’est un diamant!

www.facebook.com/mederic.collignon

www.justlookingproductions.com

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